Description d’un lieu en République Tchèque : Terezin

 

Lors du voyage à Prague du 1er au 8 avril 2011, nous avons visité plusieurs endroits, et un lieu m’a particulièrement touchée. En effet, le camp de Terezin a été une visite forte en émotions.

Pour commencer, je suis dans le bus et j’observe déjà les grands murs de cette forteresse et son cimetière. Un frisson m’envahit... Me rendre sur un tel lieu me fait ressentir un sentiment inexplicable : d’un côté, j’ai hâte de découvrir le camp, mais d’un autre, visiter des « lieux de souffrance » ne me donne pas envie d’y aller, c’est plutôt bizarre. On descend du bus, on se rapproche petit à petit, peu de personnes parlent, un silence écrasant s’impose à nous.



Terezin

Le cimetière est grand (un peu plus de 2000 tombes) c’est la première chose que l’on voit. Sur les tombes, j’observe des cailloux et non des fleurs. Puis on rentre dans la petite forteresse.

C’est étrange de mettre les pieds dans un lieu comme celui-ci, jamais je n’aurais pensé visiter un tel lieu. Je regarde partout, j’observe tout, ça m’intrigue. En premier, on voit les bureaux, j’essaie d’imaginer quelques années en arrière comment ça pouvait être. Ensuite, on visite les chambres, je me rapproche des lits et j’observe des pointes de clous qui dépassent, les détenus dormaient sûrement dessus, c’est affreux.



Une chambre

On visite des cachots, la cour de rassemblement, l’infirmerie, les douches… : le quotidien des personnes qui ont vécues ici. Lors de cette visite, un endroit qui m’a particulièrement déplu c’est le quartier des Nazis (piscine, cinéma…)

La visite de ce lieu reste pour moi très émouvante. C’est une sensation rare de visiter un lieu d’une telle importance. Je n’oublierai jamais ce camp, que je n’aurai peut-être plus jamais l’occasion de voir et que je n’aurais sûrement jamais vu sans ce voyage.


Thiphaine Bugnicourt